
Burn-out : comprendre ce qui vous épuise
Vous vous levez fatigué, vous vous couchez fatigué. Le week-end ne recharge plus rien. Au travail, vous faites ce qu’il faut, mais comme à distance, ou en serrant les dents. Votre sommeil est perturbé, votre corps tire, et une petite voix vous répète que vous devriez y arriver, que d’autres tiennent bien pire, que ça va passer.
Si vous vous reconnaissez, vous n’êtes ni faible, ni en train d’exagérer. Ce que vous décrivez porte un nom : l’épuisement professionnel, ou burn-out.
Pourquoi le repos ne suffit pas toujours
Se reposer est souvent nécessaire, et si vous n’avez pas encore consulté votre médecin, c’est la première chose à faire. Mais beaucoup de personnes racontent la même chose : elles se reposent, vont un peu mieux, reprennent, et retombent, parfois plus vite.
C’est que le burn-out n’est pas qu’une question d’emploi du temps ou de charge de travail. La charge, la pression, le manque de reconnaissance, l’ambiance d’une équipe : tout cela pèse réellement, et il ne s’agit pas de le minimiser. Mais l’épuisement se joue souvent aussi ailleurs.
Ce que le burn-out peut cacher
Les exigences qu’on s’impose. Difficulté à dire non, à demander de l’aide, à se permettre d’être limité. Un perfectionnisme qui ne laisse aucun répit (idéal du moi). Souvent, ces exigences viennent de loin, et on ne s’est jamais demandé d’où.
La place du travail dans votre histoire. Pour certains, le travail sert à se sentir reconnu, utile, à sa place. Quand il cesse de remplir ce rôle, ou qu’il demande trop, c’est toute l’estime de soi qui vacille.
Ce qui se joue dans le reste de votre vie. Ce qui épuise au travail n’y est pas toujours né. Le même rôle de celui qui porte tout, la même difficulté à demander, la même peur de décevoir peuvent se retrouver en famille, en couple, entre amis. Le travail met alors en lumière un fonctionnement qui, ailleurs, passait inaperçu, ou était compensé. Il arrive aussi qu’on s’épuise au travail en partie parce qu’une autre sphère de la vie est difficile, ou parce qu’on y investit pour ne pas regarder ailleurs.
Ce que le corps exprime. Sommeil dérégulé, tensions, douleurs localisées, maux de ventre, fatigue écrasante : le corps parle souvent avant qu’on ne puisse mettre des mots sur ce qui se passe. Ces signes demandent d’abord un avis médical. Mais quand tout a été vérifié et que l’épuisement demeure, ils méritent aussi d’être écoutés.
Tant que ces dimensions restent sans voix, le repos soigne la fatigue, pas ce qui l’a produite.
Ce qu’un travail analytique propose
Chez un psychanalyste, personne ne vous demande de « mieux gérer votre stress » ni de suivre un programme. Vous disposez d’un espace pour dire, sans filtre et sans avoir à vous justifier, ce que vous vivez vraiment : l’usure, la colère, la honte de ne plus y arriver, ce qui pèse depuis longtemps, ce qui se passe au travail comme dans vos autres relations, et aussi ce que ressent votre corps.
Peu à peu, ce qui ressemblait à du simple surmenage prend un autre sens. On repère ce qui revient, d’un lieu de vie à l’autre, on comprend d’où viennent certaines exigences, on commence à pouvoir faire autrement. Dans mon travail, je prête aussi attention à ce que le corps exprime, car il fait partie de ce qui se dit.
Ce travail demande du temps, et je ne suis pas de ceux qui vous promettent un resultat, et une temporalité. Il vous aide à mieux vous comprendre, pour que ce qui vous a épuisé ne se répète pas.
Faire le premier pas
Quand on est épuisé, demander de l’aide demande déjà un effort. Vous n’avez pas besoin d’avoir les mots justes : un message ou un appel suffit. Contactez-moi au 06 50 06 36 33, par mail ou par SMS. Je reçois adultes et adolescents au cabinet, 87 rue Monge, 75005 Paris, ou en visio, dans le respect strict du secret professionnel.
Ariel Doukhan - Psychanalyste à PARIS 5